Chouette un blog de voyage ! Encore un...

Vous vous trouvez présentement sur le blog très personnel (très intime même) de 5 amis (?) qui ont choisi le Pérou en raison de sa situation géopolitique extrêmement motivante et de son contexte économique mondial terriblement excitant. Ou pas.

mercredi 30 septembre 2009

26/09/09, 27/09/09, 28/09/09, 29/09/09 - Arequipa requipa requipa !!

Bon alors là il se passe quelque chose dans le clan Anwar ! C'est encore Nasrine qui remporte le jeu avec les 5200 mètres !
Voici la photo preuve prise en haut du cratère :



Pour aller avec ton bel avion, Nasrine tu gagnes ces magnifiques figurines en porcelaine massive !! bravo !


Bon par contre je continue mon enquête, c'est louche tout ça... et puis que fait le clan Godet ???? et les Hervé ??? et les Diaz alors ???? sans parler des Grabol et autres Gravovil !!!!


(au fait la photo de l'étoile dans le désert n'était pas un jeu-concours mais ça fait plaisir de vous voir aussi motivés !! ;-) )
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Samedi : Après un long, très long, très très long voyage (je n'épiloguerai pas sur l'absence de sièges couchettes pourtant dûment payés à La Paz ni sur la survenue en pleine nuit d'une horde d'ouvriers canins venus déverser leurs croquettes sous nos nez effarés) nous arrivons à Arequipa, la ville du Sud avec un climat du Sud et des palmiers du Sud. On sort du bus à 4h du mat et on a même pas besoin de polaire ; cette ville devrait nous plaire.

Après plusieurs nuits en bus on s'accorde un hôtel avec piscine, WiFi et petit déjeuner sucré salé doux croustillant moelleux et torréfié à souhait.



Journée visite d'Arequipa et, une fois n'est pas coutume, recherche d'un tisserand pour Miguel qui, non, n'a pas cassé son appareil photo, mais qui, oui, a cassé la fermeture de son sac photo. Et comme aujourd'hui c'est samedi on décide de réserver un trek de trois jours dans le canyon de Colca (le 2e plus profond du monde, oui seulemet deuxième.... mais le premier n'est pas loin, il est aussi dans la région). Et comme c'est samedi, on décide de ne pas comparer les prix pour une fois et de faire confiance à l'agence en bas de notre hôtel. Mal nous en pris.



Dimanche : C'est reparti pour un départ à 7h. On roule pendant 5h sur une route qui traverse la pampas. On y croise des trains abandonnés, des lamas et des vigognes (pour plus de précision sur la vigogne, se référer à Wikipedia) (Larousse et Petit Robert marchent aussi).







A 2h on amorce notre descente vertigineuse vers le fond du canyon. 1200 mètres de dénivelé. 2h de descente au lieu de 3h, on a toujours la forme.



On rejoint notre camp et à 6h c'est la déconvenue... On rencontre deux Belges qui tranquillement, l'air de rien et de manière très affable nous annoncent que le prix normal du trek est trois fois moins élevé que celui qu'on a payé. Là non plus je n'épiloguerai pas sur la manière très stoïque dont nous avons pris la chose. Petit rire nerveux tout d'abord, puis regards furibonds, puis voix carrément enraillée : "b** d*** de b** sang de b** soir, on s'est fait ****** ****,****!!! ******* !!!!!!".
La chose digérée, on passe quand même une agréable soirée avec nos amis belges qui discourent entre deux frites sur la complexite de leur système électoral et leurs difficultés identitaires (pour plus de précision sur ce point de politique, se référer au Monde du 09 janvier 2009).

Lundi : Lundi est un lundi comme on aimerait que tous les lundis soient, c'est-à-dire comme un lundi mais sans les soucis du lundi. Levé raisonable à 8h. Petite rando de 2h30 dans le canyon et après-midi dans une oasis au bord de deux piscines. Parce que deux c'est mieux.





Et drôle d'après-midi pour Tatal qui après une traversée périlleuse de la rivière retourne à l'état sauvage pour pêcher des truites inexistantes dans un cours d'eau dénué de poissons. On finit par l'amadouer avec une bière et un twix ; il rentre tranquillement au camp mais on sent que le problème est latent.







Mardi : Mardi est un mardi comme on aimerait qu'aucun mardi ne soit, c'est-à-dire comme un mardi mais avec tous les soucis du mardi. Levé déraisonnable à 4h. Rando surréaliste à la lampe frontale pour une ascension de 2h. 1400 mètres de dénivelé pour remonter le canyon. Nos mollets demandent grâce, nos cuisses crient pitié. On les écoute pas, d'ailleurs on les écoute jamais. Mais gare à la grève qui pourrait se profiler, mieux vaut se méfier des cuisses et des mollets français. Enfin pour le moment tout fonctionne et on atteint le sommet avec 1h d'avance pour contempler de nos yeux croûteux et donc vainement écarquillés, les grands condors qui planent au-dessus de nos têtes.



L'après-midi on rentre à Arequipa. Pour y faire quoi ? Réserver un autre trek pardis !
Où ça ? Indice :



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JEU-CONCOURS TREK COLCA : Trouvez quelle partie du corps a été photographiée et à qui elle appartient sur chaque photo !



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ATTENTION !!! TRÈS BIENTÔT SUR CE BLOG : UN JEU-CONCOURS FLASH !!!
LE PREMIER A POSTER UN COMMENTAIRE LE JOUR OU NOUS ANNONCERONS LE JEU-CONCOURS FLASH GAGNERA UN MAGNIFIQUE T-SHIRT !
SOYEZ VIGILANTS, LE JEU-CONCOURS FLASH PEUT TOMBER N'IMPORTE QUAND !!!!



Sur cette photo Maxime expose la version masculine du t-shirt tandis que Pierre-**** revêt la version féminine

samedi 26 septembre 2009

23/09/09, 24/09/09 et 25/09/09 - Uyuni + bus again

Le voici le voilà, le cadeau tant attendu, le bonnet péruvien !!! Il fallait bien qu'il tombe celui là... Bien sûr, on l'a pas choisi classique. Nadège, j'espère qu'il te plaira !



Tiens et au fait BOOONNN AANNNIVERSAAIIIRE Nadège !!!! (le cadeau tombe bien du coup !)
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[Entre crochets, les corrections ou modifications à apporter avant l'édition svp]
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Mercredi : Après une nuit à 0° dans une chambre non chauffée à 20$ dollars [double dollars !] la nuit, on sort tout habillés du lit (ça c'est pratique) [mais très sale, que vont penser nos lecteurs civilisés ?!] et on découvre une ville de far west. A Uyuni, il y a 10 rues, 5 Nord/Sud, 5 Est/Ouest. Difficile de se perdre. Quoique j'en connais une qui ne retrouvait plus son chemin en sortant du seul café Internet de la ville... On part à la recherche d'un chauffeur pour traverser le désert de sel et d'un billet de bus pour revenir sur La Paz de nuit (11h de bus, à croire qu'on aime ça - mais on n'a pas le choix, pas de TGV ici). On envisage l'idée de passer par le Chili pour rattraper la Panaméricaine et rejoindre Arequipa au Pérou mais les relations Boli-chiliennes n'étant plus ce qu'elles étaient il y a 5 siècles, on abandonne l'idée. [Point historique à préciser, est-ce une allusion au saccage espagnol des amériques du sud ?]

Uyuni, far west bolivien


Petit point chili : Le chili est une sauce très piquante (voire très très très piquante) affectionnée par Péruviens, les Boliviens et autres Latinos. [Est-ce une remarque d'ordre générale ou ségrégationniste sur les bords...]

Petit point Chili : Le Chili est aussi le pays mal aimé d'Amérique latine. Et pour cause. [Attention à ne pas donner ses sentiments privés comme vérité historique, bien que cela soit on ne peut plus vrai, évidemment] Il a d'abord privé la Bolivie de son accès à la mer en conquérant les terres de l'ouest puis privé le Pérou d'une partie de son territoire du sud de la même manière. [Il faut savoir que depuis les gentils péruviens ont gracieusement donné un port tout pourri de chez eux à leurs gentils amis boliviens ; il faut aussi savoir que les boliviens sont nazes en stratégie militaire et qu'ils ont perdu toutes leurs autres guerres défensives : une partie de l'Amazonie prise par les brésiliens et une partie du sud prise par le Paraguay.] Les Péruviens et les Boliviens en gardent une certaine rancœur. (Ce petit point historique vous est gracieusement offert par l'équipe)

A 14h on part pour le salar en 4X4 avec notre guide et notre cuisinière (on ne conçoit les treks qu'avec des cuisiniers étoilés). Premier arrêt : cimetière de trains (trains français et anglais qui transportaient du charbon depuis Oruro et Potosi [je pense qu'ils transportaient des plans de tomates aussi mais hélas, le désert est impropre à leur culture]). Pour nous : grand terrain de jeux et d'escalade, on adore. On saute, on court, on roule, c'est comme dans les western. Par contre on n'a pas trouvé le magot ; mais on a arrêté le méchant (il porte une cagoule verte). Et on a aussi sauvé la jeune fille en détresse. [Euh...]

Attaque de notre diligence par quelques cow-boys velléitaires


Cimetière de trains




Le méchant à cagoule verte


La jeune fille en détresse


Le gentil qui part truander le méchant






Après ces petites aventures on rentre dans le cœur du sujet : le salar, blanc, partout. On roule, on roule, il y a rien à l'horizon. Sans lunettes de soleil, on meurt ; sans crème solaire, on meurt ; sans chapeau, on meurt ; sans eau, on meurt. [Ne passons-nous pas pour de faux aventuriers ici ?] Ouf, on a tout. [Ne passons-nous pas pour de vrais aventuriers ici ?] Et bientôt une île surgit, peuplée de cactus, certains de plus de 900 ans. Certains vicieux aussi. [J'hésite sur l'interprétation de ceci] [Finalement : blague douteuse pour certaines ménagères de moins de 25 ans, nous sommes un magazine respectable, dois-je le rappeler...?]

Le salar


L'île de Pescadores












Après cette pause on reprend la mer, euh le désert, [humour fin, j'adooore] pour rejoindre un volcan (oui ce paysage est étrange). On est accueillis sur les pentes par des flamants roses... On ne sait pas trop d'où ils sortent non plus. Et on passe la nuit dans une maison en sel, un matériau finalement assez isolant pour une nuit à - 25°. Pas de chauffage, pas d'eau, pas d'électricité ; on commence à s'habituer. Si si avec trois polaires on s'habitue ! A ce stade du voyage nos 5 nez sont en vrac. Avec les différences de température, ils souffrent plus que nos intestins (qui finalement, eux, s'en sortent avec les honneurs). [J'envoie ce paragraphe au jury Pulitzer, quelle maîtrise parfaite du sujet, des idées et du point de vue reporter-prêt-à-tout. Mérite le prix !]

Notre maison en sel






Petit point nez : Il se passe des choses plutôt étranges dans nos nez ces temps-ci. Des choses que personne n'a envie de savoir mais qu'on a besoin de dire sur ce blog pour se soulager l'âme. Avec l'altitude, la poussière et l'air très sec, nos nez abritent toutes sortes d'entités variant du rouge au noir. Certains nez sont tellement sensibles qu'ils refusent tout contact [D'autres demandent grâce 'ailleurs]. On espère qu'ils reviendront à la raison avant la fin du voyage.

Jeudi : Réveil à 6h pour un lever de soleil vite expédié. Dodo jusqu'à 7h30 pour un petit déjeuner lentement dégusté. Comment peut-on préparer du pain croustillant et une salade de fruits frais au yaourt entre 4 murs en sel ? Un mystère. [Le lecteur fera-t-il le lien avec la cuisinière étoilée sus-nommée ? Ceci est un test...]

Départ à 8h pour une rando de 8h aller-retour jusqu'au cratère du volcan. Sur le chemin on croise 7 momies [dont momie-nova (on appelle ça une "Miguel" dans le jargon, voir un article précédent)], ça fait partie du charme des treks dans la région.



Et c'est parti pour 1000 mètres de dénivelé sur une terre blanche puis grise puis rouge puis verte. La pente est sévèrement pentue et notre guide pourtant sévèrement bedonnant nous perd dès les premiers mètres. On prend la mouche, on fait les coqs et on grimpe comme des lamas. Résultat : on boucle la rando en 5h. [Bien fait !]

Notre guide trop rapide


Le cratère est magnifique, éventré comme il faut et coloré comme il se doit. La dernière explosion qui lui a donné son aspect actuel remonte à 2000 ans. [Juste après la mort des momies, lien de cause à effet ?]









JEU-CONCOURS VOLCAN : A quelle altitude est-on montés pour rejoindre le cratère ?

1. 4500 mètres
2. 4800 mètres
3. 5200 mètres
4. 5500 mètres
5. 7400 mètres
6. 8432 mètres

[7. -1547 mètres, NDR]

A 15h on rentre sur Uyuni. L'occasion de retraverser le désert et de faire une pause en plein milieu [c-à-d nulle part et partout à la fois, tout point du désert équivalent à tout autre]. On a 15 min pour faire toutes sortes de figures acrobatiques (ah bah oui, quoi faire d'autre dans un désert ?), après on brûle. [Sourds, muets, brûlés et que sais-je encore ? La tension est à son comble !]

Trouvez l'intrus






Retour le soir et départ en bus de nuit pour La Paz. [Après avoir braqué un vrai hôtel trois étoiles (ce coup-ci) pour investir les salles de bains et nous décrasser avant de nous recrasser de toute façon (la crasse c'est l'esprit routard)]. Comme pour le froid, on s'habitue à dormir dans les bus, sans dîner ni toilettes. Par contre on rencontre notre premier cas de vol. Un touriste crie "damned !! damned !!!". On comprend qu'il s'est fait voler son sac contenant passeport et appareil photo dans le bus qu'on prend justement. On dort avec nos sacs cousus sur la peau (Tatal voyage toujours avec sa trousse de couture). [Et son maquillage aussi.]

Vendredi : On arrive sans encombre à La Paz. On découd nos sacs, on recoud les plaies. Et on part tout frétillants à l'aéroport pour acheter des billets pour Arequipa au Pérou. Facile comme trajet, on devrait arriver dans la journée.

Au guichet l'aimable employée nous apprend tout sourire : 1. qu'il n'y a pas de vol direct pour Arequipa, il faut passer par Lima ; 2. qu'on ne peut pas faire les deux vols dans la même journée, il faudra dormir à Lima ; 3. que le trajet coûte 800 $ !!!! (aussi cher que notre billet Paris-Lima aller retour) [Notre billet était en euro sonnant et trébuchant ; rappel monétaire : 1€ = 1,469$ dollars actuellement.]

Bon alors à ce stade on réfléchit et on se dit qu'on est un peu cons quand même (si si) d'être venus à l'aéroport pour prendre un avion comme on prend un taxi. On se ressaisit et on retourne au terminal de bus pour faire comme tous les routards et réserver un nouveau trajet de 15h en bus... (11€.). [Sans commentaire.]

On a 4 heures avant de reprendre la route. On les passe dans un café Internet inatendu, voire inopiné, [voire improbable] de La Paz. Deux Français qui voyagent en vélo[comme Bernard Pivot, je reste partisan du "à" vélo quoiqu'on en dise] à travers le monde tiennent le café pendant que les proprios allemands font leurs emplettes. [Précisons que la fille est partie depuis trois mois déjà et que le mec en est à son quatorzième mois !! bon ok on est des petits routards (imaginez leur crasse alors...)] Les toilettes sont tout bonnement incroyables (elles ont une chasse d'eau et du PQ !!) et la vitesse d'Internet nous ravie. On parle voyage, vélo, 2be3, Océtie du Nord et intestins, puis on repart prendre notre bus. [Jolie happy end. Déprimera-t'elle le lecteur...? attendons les chiffres d'après-tirage.]

Za [relu et précisé par T. rédac chef]

Un chien pour toi

vendredi 25 septembre 2009

22/09/09 - Potosi si si

Bravo Nadège !!!! On savait que ce jeu-concours était fait pour toi !!!! C'était donc bien Judge Dredd !!
Tu découvriras ton lot demain parce qu'actuellement il est en partance quelque part pour Arequipa... Bref on fera la photo demain !

Et maintenant le Postza d'il y a 3 jours.... (on a du retard mais on va essayer de le rattraper maintenant qu'on est de retour dans la civilisation !)

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Mardi matin, 8h30. 4h de dodo. Après tout c'est les vacances, on a bien le droit de ne pas dormir (?????!!!!!!!). On se réveille dans une ville d'ouvriers de la mine et d'écoliers des écoles (on ne voit que ça dans les rues). Certains feront la blague (décrite comme une "Miguel", du nom des célèbres blagues éponymes) qu'il s'agit là d'une ville entièrement peuplée de mineurs...

Le timing est serré. Potosi n'était pas prévue au programme mais au dernier moment et pour une raison logique de logistique on a décidé d'y faire un détour. A 10h15 on trouve notre guide pour visiter la mine l'après-midi et à 10h30 on visite la Casa de la Moneda, le plus grand édifice colonial du continent. Dans cette maison de la monnaie on apprend que mules, esclaves et ouvriers ont contribués tour à tour à la merveilleuse histoire de la monnaie de Potosi (tellement merveilleuse qu'on la garde pour nous).






La première monnaie frappée à Potosi


A ce stade de la matinée on peut avouer tous ensemble qu'on n'est pas au meilleur de notre forme. Marie a des cernes de la taille des miennes quand j'ai dormi 12h (imaginez le cauchemar) et Miguel a la mine de Maxime Gravovil (son nouveau nom sur le dernier ticket de bus) quand il revient de ses virées nocturnes parisiennes. Quant à moi j'ai la tête comme une pastèque et par analogie avec Tatal, et bien ça vous donne une idée de l'étendue des dommages. Bref, 4000 mètres d'altitude + peu de dodo + pas de repas = un groupe pas frais voire un peu tourné.

Heureusement il y a nos amies les pâtes et les patates pour nous remettre d'aplomb et après un repas qui tombe à pic on part pour un pic qui tombe à point. C'est la fameuse montagne de Potosi qui renferme la non moins fameuse mine d'argent. On enfile bottes, combinaisons, casques et masque et on s'engouffre. L'expérience est plutôt étonnante. C'est comme Mario Kart dans les mines mais sans les bananes, les carapaces et les bombes ailées. Et sans Mario aussi. Et sans kart non plus. Et sans chauve-souris. Et en fait il fait très sombre donc ça ressemble pas du tout à Mario Kart.
On suit les rails des chariots (qui reviennent pour certains remplis de minerais) et on avance courbés voir rampants dans les boyaux. Il fait ni froid ni chaud mais c'est humide. La mine que l'on visite s'appelle "la rivière". On y croise des mineurs qui terminent leur journée. Ils préparent les explosions du soir en plaçant la dynamite dans certaines galeries. On voit bien que le travail est pénible et que la coca est plus que nécessaire (ils en mâchent des paquets entiers pour anesthésier la douleur). On s'enfonce dans la montagne et on suit les veines d'argent. On gratouille mais on ne trouve que du cuivre ou de l'étain. Il faut du flair et un bon coup de pioche pour trouver le précieux métal. Mais contre une boisson et des feuilles de coca les mineurs nous en donnent de petits morceaux. En ressortant on n'oublie surtout pas de saluer le dieu de la mine et de boire une gorgée d'alcool à 96° en son honneur (pas possible d'y échapper sinon la mine s'écroule).

La mine d'argent


Des vrais mineurs


Des faux mineurs










De l'argent et du cuivre




On ressort à l'air libre pour l'atelier "toi aussi, fait péter de la dynamite !". Les garçons adorent ça. Après les patates, c'est leur moment préféré de la journée. Et c'est à ce moment là qu'on devient sourds et muets.

Marie avec de la dynamite


Maxime Gravovil avec de la dynamite


Tatal avec de la dynamite


Et le soir on reprend le bus pour une nouvelle destination toujours plus exotique : Uyuni et son désert de sel. Le bus est pas mal, on peut baisser les sièges et c'est plutôt calme. Le voyage devrait bien se passer. 4h plus tard, ma congère de gauche (Maxime Gravovil) est camouflée sous un bonnet et une écharpe et ma congère de droite (Miguel) a entièrement disparue dans son pull. Il est 2h30 du mat. On arrive à Uyuni il fait -10°C. On sait plus trop où sont passés nos pieds. Sans doute en voyage aux Bahamas. On arrive donc en sautillant sur nos moignons dans un hôtel trop cher pour une nuit trop froide.