Chouette un blog de voyage ! Encore un...

Vous vous trouvez présentement sur le blog très personnel (très intime même) de 5 amis (?) qui ont choisi le Pérou en raison de sa situation géopolitique extrêmement motivante et de son contexte économique mondial terriblement excitant. Ou pas.

lundi 5 octobre 2009

05/10/09 - La fin du fin

Voilà c'est à Houston que tout s'arrête (Miguel aussi d'ailleurs, il est encore passé entre les mains des douaniers peu scrupuleux). En 9h de transit, on a eu le temps de goûter aux charmes de l'aéroport texan, c'est-à-dire aux burgers dégoulinant du Rubby's.



Il est aussi temps d'annoncer le vainqueur du jeu-concours "lles Ballestas" : Aurélie, sœur de notre Maxime Grabol Gravovil !!! Bravo Aurélie, Maxime en est tout retourné !
Voici donc notre dernière photo-cadeau :



Et voici le formidable cadeau pour Jey, une nonne cloche en porcelaine d'Arequipa !




Et....

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et....

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Il est temps aussi de lance notre dernier JEU-CONCOURS FLASH !!!!! Le premier et la première à répondre à ce poste gagnent respectivement nos deux T-Shirts précédemment présentés par nos deux modèles de choc !!!!

Et puis un dernier merci à nos lecteur fidèles, à nos sponsors et notre producteur. Merci aussi à Kleenex, Nivea et Snickers qui nous ont accompagnés pendant notre voyage.

02/10/09, 03/10/09 et 04/10/09 - repos départ !

Ouahou Jey débarque comme une fleur et paf il gagne notre cadeau de ouf avec 8 bonnes réponses ! (exx aequo avec Sarah mais il a le bénéfice de l'antériorité !) Bon par contre tu découvriras ce cadeau exatrooooordinaire dans 10h quand on sera à Houston et qu'on aura le temps de le photographier !

Voici donc les bonnes réponses :
- un couteau suisse (à l'aéroport) : MIGUEL --> à l'aéroport de Lima en partance pour Cusco. Un oubli qu'il est pas prêt d'oublier.
- une soquette noire (au laundry) : MARIE
- une chaussette noire (au même laundry) : MIGUEL --> petite précision sur l'histoire des chaussettes : les deux chaussettes dépareillées sont revenues de la laverie comme une seule paire. Ayant perdue l'une et l'autre leur partenaire, Miguel et Marie ont décidé de les abandonner dans leur détresse.
- une lampe torche de tête (dans une tente) : MAX --> impossible de savoir quand comment pourquoi

- un guide de treks (dans un bus) : ELSA --> hélas je sais très bien quand comment pourquoi
- un an de vie (...) : ELSA --> et oui 26 ans maintenant....
- ses genoux (tendinites antérieures des rotules supérieures) : TATAL --> même l'homme de la montagne n'est pas invincible (ce qui ne l'empêche pas de faire un 5800 sur les mains)

- sa dignité (sur un volcan) : MAX --> gros caca en glissade sur une pente à 80° alors qu'il était à 10 min du cratère
- sa fermeture éclair (de sac) : MIGUEL --> facile, c'était son sac photo
- son nom (deux fois) : MAX --> notre Grabol Gravovil
- des seins (oooooooh) : ELSA --> oui bon hein ok, imaginez ce qui reste maintenant....
- des lunettes de soleil (dans une rivière) : MIGUEL --> ça arrive quand on veut traverser une rivière sans mouiller son slip

- sa nature humaine (d'homme civilisé) : TATAL --> ça arrive quand on veut traverser une rivière
- un boxer gris (volé par un autre trekkeur) : TATAL --> MAX se sent tellement bien maintenant dans ce ptit slip

- un pantalon (si si) : MAX --> allez savoir comment un pantalon peut se déchirer au cul comme ça. Nous on sait.

- sa dignité (sur un autre volcan) : MAX --> et oui descendre un volcan avec le cul à l'air, c'est peu digne

- un lacet (brisé par l'effort) : ELSA --> paix à son âme

- une poignée de poils (au ciseau éhéh) : MIGUEL --> pour faire son électrocardiogramme, le cardiologue a massacré sa belle toison

- une montre (dans un taxi "tiens quelque chose est tombé, lalala...") : ELSA --> "quelque chose est tombé dans le taxi vous avez entendu ?"
- deux kilos de poils (plus ou moins un kilo neuf cent quatre-vingt dix) : MARIE --> tous les jours elle ouvre la chasse à ses poils avec une hargne et une férocité quotidiennement renouvelée.


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Vendredi : Voici enfin venue la journée du vendredi. Sur les mille et une choses à faire à Arequipa on décide d'en sélectionner une : la visite du Monastère de Santa Catalina au coeur de la ville. (Après 11h de dodo et 5 petits pains au petit déjeuner.)
C'est donc de manière reposée et seraine que nous nous dirigeons vers cet endroit plat bienheureux. Dans ce monastère, qui couvre quand même 20 000m², ni pente ni monticule ni sommet ni crête ni aiguille ni pointe ni piton ni dôme (ah si celui de l'église). Un endroit béni où il y a juste à marcher droit pour découvrir une "ville dans la ville". Il y a des rues, des places et des cloîtres à chaque coin de... rue. Il paraît que c'est le paradis des photographes. En tous cas c'est le paradis des pieds meurtris.
On flâne (c'est bon de flâner) et on visite (c'est bon de visiter) les maisons et les chapelles.



























Avant de prendre notre bus de nuit pour Pisco (tiens encore une nuit dans un bus) on s'offre saumon et truite sur lit de patates et de quinoa recouverts de beurre, d'huile et de graisse d'oie. Un repas léger et digeste pour une nuit sans lit.

Samedi : Une fois n'est pas coutume, la nuit dans le bus se passe bien. Pas de croquettes dans les cheveux, pas de chaussettes sous le nez, pas (ou peu) de ronfleurs dans les oreilles. Par contre l'arrivée à Pisco est surréaliste. Les rues sont défoncées, les bâtiments sont éventrés et la cathédrale anéantie. C'est pas la guerre civile mais le résultat du tremblement de terre de 2007 (8,4 sur l'échelle de Richter). Depuis, rien n'a été reconstruit malgré le montant incroyable des dons étrangers qui s'élève à plus d'un milliard de dollars (Source : M. S. Chauffeur et guide). Il n'y a que les hôtels qui ont été retapés, preuve en est le nôtre. Pour 5€ on s'offre un deux étoiles avec piscine, billard et tralala. Bon pour la vue, on repassera.





Après-midi visite en voiture (c'est bon de rouler) de la réserve de Paracas, c'est-à-dire du désert de sel et de sable qui s'étend jusqu'à l'océan. C'est blanc, c'est jaune, c'est bleu, c'est rouge. C'est beau. Dans ce désert on peut tripatouiller des fossiles et gratouiller des os de baleines. Il suffit de donner un coup de zapatos dans le sable pour trouver des coquillages vieux d'il y a 45 millions d'années. Facile le métier de paléontologue ici.
Le bord de mer est enfin paradisiaque ; la température de l'eau l'est moins. Par contre il y a les cailloux les plus plats du monde pour les ricochets les plus parfaits. Après les patates et l'explosion de dynamite c'est le moment préféré de Miguel et Tatal.















Retour dans notre ville de fin du monde à notre hôtel du bout du monde. Au passage on perd Maxime, qu'on récupère le lendemain à midi. A 20h il y a plus d'électricité dans la ville et les commerçants ne vendent leurs produits qu'à travers une grille en fer. On fait comme les autres zombies, on erre dans les rues dévastées et on va se coucher à 21h.

Dimanche : C'est notre dernier jour. C'est triste mais le saucisson nous manque alors il faut bien rentrer. La dernière matinée est dédiée à Miguel. On la passe sur un bateau à observer des animaux mignons. Les Islas Ballestas sont les Galapagos dont s'ennorgueilli le Pérou. Fous blancs, pétrelles, cormorans, pélicans, dauphins, pingouins (petits), morses, lions de mer et autres phoques peuplent des îles couvertes de guano. Le Pérou "récolte" cette précieuse fiante pour en extraire puis exporter les gaz comme l'azote et le méthane. Nous on se contente de la humer et de serrer la patte aux phoques.



























Il est 12h, on quitte Pisco pour Lima. L'objectif dans la capitale étant de se payer le meilleur festin qu'on puisse s'offrir avec nos derniers soles. Et de trouver des magnets. Et une carte du Pérou (ça peut servir maintenant qu'on part).

Et puis il nous reste à lancer le dernier JEU-CONCOURS NON FLASH :
Dans la liste des animaux cités plus haut, quel est celui qu'on ne trouve pas sur les Iles Ballestas ?


EDITARTARE : les maux de la faim

Aujourd'hui, on ne mange pas. On voulait manger mais à l'heure qu'il est on est bloqué à une heure de Lima par un p***** de rallye. Alors on cri famine. Max n'a plus de fièvre, Marie est à côté d'un gros qui ronfle (c'est la plaie des bus ça), Elza dépouille amoureusement les poils de Mig. Si on arrive à bon port à temps alors mardi nous serons rentrés chez nous.

En attendant, rien à dire pour conclure ce voyage rempli de merveilleuses choses (vous avez déjà tout lu sur ça).

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Bon ok, les voyages forment la jeunesse, et bien nous on revient déformés.

Maintenant qu'on a connu la vraie et grande aventure on se dit que la prochaine fois se sera plages, palmiers et jus de fruits... enfin, si y'a aussi des trekks, des volcans, des lacs, des sources d'eaux chaudes, des îles, de la bière, des bikinis, des ruines, des nuits en bus, du froid, du chaud, des muscles éprouvés, des mals de dos, des déserts, des hôtels trois étoiles.............

vendredi 2 octobre 2009

Editard (après 5800)

Pour ceux qui s'attendent à ce que je revienne sur les terribles évènements du Misti - cette collinette au-delà d'Arequipa qui veut dire en indien "El Señor", tiens donc... - , je dis tout de suite que je ne parlerai jamais de la frayeur que m'ont fait mes amis sur ce volcan, et que jamais je ne dirai - même sous la torture de l'épilateur et de la nivea pour peau douce - que, pendant cette petite grimpouillette, Marie n'a rien dit pendant au moins douze minutes (si si ! un record !), Elza a pensé brièvement le temps d'un clin d'oeil ne plus jamais trekker de sa vie (si si ! imaginez !), Max à rédiger son testament (si si ! et maintenant on sait quels sont ses vrais amis) et que Mig nous a paru encore plus mignon que d'habitude (si si ! mais on croyait que son coeur était resté à 5800 alors qu'en fait il pète le feu il s'est levé à 5 heure du mat' ce matin...), NON ! jamais je ne cracherai le morceau !
Par contre, après tous ces efforts incommensurables de vos cinq meilleurs amis, qui d'après les calculs les plus poussés équivalent à l'explosion du Mitsti de 1825 - c'est-à-dire de quoi alimenter en énergie Paris pendant neuf ans - VOUS avez mérité bande de petits veinards qui restez bien au chaud assis derrière votre écran à manger des knackis et à boire de la bière ou à appuyer sur F5 toutes les vingts secondes pour les plus fidèles (au choix) un

SUPER-MEGA-GENIAL-JEUX-CONCOURS (enfin !!! il y vient !!!) :
Aujourd'hui, chers lecteurs, nous allons vous donner une liste d'objets divers qui ont été "perdus" tout au long de ce mois péruvien, de différentes manières débiles, et vous aurez à retrouver (sans aucun indice, sauf si vous lisez assidûment ce blog, eh oui ! ça sert finalement) à qui appartenaient les regrettées richesses terrestres :
ATTENTION ! UN seul individu peut avoir perdu PLUSIEURS choses, ordre chronologique, buena suerte :

- un couteau suisse (à l'aéroport)
- une soquette noire (au laundry)
- une chaussette noire (au même laundry)
- une lampe torche de tête (dans une tente)
- un guide de treks (dans un bus)
- un an de vie (...)
- ses genoux (tendinites antérieures des rotules supérieures)
- sa dignité (sur un volcan)
- sa fermeture éclair (de sac)
- son nom (deux fois)
- des seins (oooooooh)
- des lunettes de soleil (dans une rivière)
- sa nature humaine (d'homme civilisé)
- un boxer gris (volé par un autre trekkeur)
- un pantalon (si si)
- sa dignité (sur un autre volcan)
- un lacet (brisé par l'effort)
- une poignée de poils (au ciseau éhéh)
- une montre (dans un taxi "tiens quelque chose est tombé, lalala...")
- deux kilos de poils (plus ou moins un kilo neuf cent quatre-vingt dix)

30/09/09 et 01/10/09 - El Misti gris !

Notre jeu-concours Colca devait être bien trop facile puisque tout le monde a trouvé... Mais c'est Nadège qui gagne puisqu'elle a répondu la première ! Par contre comme je n'aime pas les blagues douteuses sur mon mollet/avant-bras, je te disqualifie ! gnarf gnarf gnarf Bon non je n'ai malheureusement pas ce pouvoir (je suis une simple rédactrice, c'est à mon chef Anwar d'en décider mais je sais qu'il sera indulgent...) donc je suis obligée de te présenter ton cadeau, une nouvelle fois très typique... :


Ceci n'est pas une poule mais un lama

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Mercredi : Comme Nasrine l'avait bien deviné (dommage c'était pas un jeu ;-) ), nous sommes partis dès 10h à l'assaut du volcan Misti, haut de 5825 mètres. Avant de partir le groupe était divisé sur la question. Maxime et Miguel se demandaient bien pourquoi on irait encore passer une nuit en tente à 4600 mètres à -10°C, pourquoi on partirait deux jours pour manger du bouillon de carottes et surtout pourquoi on infligerait encore à nos pauvres papattes 11h d'ascension pour 2400 mètres de dénivelé. Pour Marie, Tatal et moi la réponse était évidente : parce que c'est un sommet à 5800, soit 1000 de plus que le Mont Blanc !!
Bon alors deux conceptions du voyage se confrontent ici : pour les uns tout n'est que record, dépassement de soi et goût de l'effort démesuré ; pour les autres tout n'est que hédonisme, plaisir de la chaire et goût de la sieste. Bien sûr ces derniers n'ont pas leur mot à dire et nous les trainons depuis un mois, bon gré mal gré, sur des pentes poussiéreuses. De temps en temps nous leur accordons une bière ou un petit gâteau.

Bon donc nous partons le premier jour pour une première ascension de 4h30 jusqu'à notre campement. On croise des Français qui reviennent de leur trek. On leur pose la question classique "alors c'est comment ce trek ? c'est dur ?". Ils nous répondent "oui c'est très dur, surtout là haut". Sur cette réponse on ne peut plus explicite mais que notre cerveau décide d'ignorer (qu'il est bête celui-là), nous démarrons l'ascension. Le paysage se transforme peu à peu, la végétation disparaît et bientôt on marche sur de la roche et de la poussière noire.



Le premier jour donc tout se passe bien. On arrive au camp avec une heure d'avance. On se dit que finalement y a pas de quoi en faire une montagne de ce volcan. Demain on devrait le terminer avec 5h d'avance, tellement on est les plus forts, tellement on est les plus beaux. Miguel en profite pour se refaire une beauté dans son petit parka rose.
Après une partie de cartes, un bouillon de carottes et une purée Knorr au couché du soleil, on regagne nos tentes à 18H30. Maxime craque son slip. Il fait nuit et on doit dormir puisque le lendemain on se lève à 2h pour terminer l'ascension.


Miguel en beauté


Maxime en beauté




Chassé-croisé pour les toilettes


Bouillon de carottes




Arequipa vue du Misti

Jeudi : J'ai bien envie de ne pas raconter cette journée et de passer directement au vendredi.
Vendredi : Petite journée détente à Arequipa. Visites culturelles des musées et des monastères. Déjeuner copieux de lamas et d'alpagas, arrosé d'un sublime Gato Negro du Chili.
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Bon ok, le jeudi...

Jeudi : Rien de spécial le jeudi, nous grimpons le volcan, admirons le cratère et redescendons d'un bon pas vers la vallée. Passons au vendredi.
Vendredi : Farniente au bord d'une piscine et découverte des danses locales autour d'un patio fleuri.
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Bon ok, le jeudi...

Jeudi : Nous entamons la montée à 3h du mat, arrivons à 9h30 au sommet, quelque peu essoufflés. Nous redescendons par une pente ensablée. Passons au vendredi.
Vendredi : Journée au parc. Jeux, siestes et pique-niques. Une journée de rêve.
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Bon ok, le jeudi...

Jeudi : Nous grimpons donc le volcan en pleine nuit à la lampe de poche. Il fait de plus en plus froid. Certains d'entre nous ont des problèmes gastriques, d'autres ont des problèmes d'altitude. Mais tout va bien, on termine l'ascension et on rentre. Passons au vendredi.
Vendredi : Découverte des perruches d'Arequipa et de la flore exceptionnelle de cette ville si riche en orchidées de tous genres.
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Bon ok, le jeudi...

Jeudi : Après deux heures de marche et passée la barrière des 5200 mètres, Marie s'arrête tous les 20 mètres pour une offrande à la terre des Incas, quant à moi je m'arrête tous les 20 mètres pour demander paix et prospérité à chaque rocher. Grâce à nos prières et nos offrandes nous terminons l'ascension et rentrons. Passons au vendredi.
Vendredi : Journée télé.
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Bon ok, le jeudi....

Jeudi : A 5h du mat, les rochers dansent et le sentier ondule. A chaque pas j'embrasse un rocher sinon je risque la rencontre imminente avec le sentier. Le verdict tombe : mal de l'altitude. Le couperet tombe : il faut rentrer au camp. Ultimatum : si je passe le prochain piton rocheux sans avoir fait connaissance avec un rocher, on peut continuer. Hors de question de rentrer, je fais des infidélités aux rochers pour me concentrer sur le sentier. Le mal de l'altitude passe (avec l'aide précieuse de quelques vapeurs d'alcool), on termine l'ascension et on rentre. Passons au vendredi.
Vendredi : Promenade au bord du Rio Chili. Petite balade en barque et observation des nénuphars.
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Bon ok, le jeudi...

Jeudi : Le mal de l'altitude est passé mais après 5500 mètres nous guette un autre problème : le manque d'oxygène. Les 300 derniers mètres de dénivelé sont un vrai calvaire. On les monte en 3h. La neige apparaît sur le sentier. Il faut se concentrer à chaque pas et reprendre son souffle tous les 10 mètres sinon nos poumons explosent. Marie et moi on termine l'ascension à 4 pattes, une manière originale d'aborder un cratère. Tatal, tout fringuant, est le seul à pouvoir suivre le guide. Miguel tente de suivre mais son cœur refuse. Il devra redescendre sans lui et le récupérer à Arequipa sous forme d'électrocardiogramme. Maxime, fidèle à lui-même, souffre mais avance. Quand il fait un pas, Marie et moi en faisons 5 + 2 arrêts bernique sur les rochers.
On arrive enfin au cratère pour découvrir des fumerolles s'échapper de la roche soufrée et une vue incroyable sur la vallée d'Arequipa. Tatal, Maxime et Marie ont encore le courage de monter jusqu'à la grande croix de 10 mètres. Miguel et moi préférons descendre vers le cratère (la magie du mot "descendre").
On redescend tous pas les grandes coulées de sable noir. Ce qu'on a monté en 11h, on le descend en 1h30 !!! On surfe sur les coulées quasiment jusqu'en bas du volcan et on retrouve enfin un cœur, des poumons et un cerveau quasiment normaux (Miguel devra quand même attendre 12h pour que son cœur rebatte normalement). Bon et maintenant que vous savez tout sur nos souffrances, passons au vendredi.
Vendredi : Ah bah rien en fait puisqu'à l'heure où' j'écris vendredi n'est pas encore passé... Mais normalement ça sera monastère, Gato Negro, perruches, barque, télé, nénuphars, parc et sieste. Youpi !


Un guide échoué


Des touristes échoués








Marie échouée


Surf sur une coulée de sable


Le petit cœur de Miguel au retour du Misti