Deuxième et dernier jour à La Paz. Les "derniers" jours dans une ville (c'est-à-dire souvent le deuxième jour...) sont l'occasion de repas trop gras arrosés de vins trop chers. "C'est notre dernier jour à Lima/Cusco/Copacabana/La Paz etc., on peut bien se lacher !" Résultat on se lache un jour sur deux (bon sauf en trek). Donc après une rapide visite des 36 marchés de La Paz, suivie d'un rapide trek dans les 3 collines environnantes, suivi d'un rapide tour des 15 musées de la ville, nous voilà à La Comédie, un restaurant franco-bolivien où l'agneau grillé n'a d'égal que la tartiflette.
Nous quittons le soir même la capitale bolivienne pour la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, Potosi. 10h en bus de nuit avec Stallone en guise de stewart.
A ce stade du voyage, on peut dire qu'on a survécu à l'étape la plus délicate du voyage, à savoir la ville où Antoine de Maximy lui-même a failli laisser sa chemise rouge. On nous avait prédit empoignades, ratonnades et bastonnades. C'était plutôt marmelade, embrassade et fanfaronnade. Bref un très bon souvenir de La Paz,
Editard : Oooooooooh la Paix !
Ooooooooooooh La Paz,
qu'il fait bon quand tu nous tiens dans tes bras
(surtout quand on profite de tes lits chauds, de tes repas aux saveurs si fines et de ta vie nocturne sans pareille)
Ooooooooooooh La Paz
que la chute est dure lorsque tu nous laches
(surtout quand nous devons partir pour retrouver des hôtels peu chers, la sueur et le stupre)
C'est ainsi qu'en ce jour de printemps (oui oui, c'est notre deuxième équinoxe de printemps de l'année) nous décidons bien malgré nous de partir vers Potosì...
18h09 : terminal terrestre de La Paz ; nous sommes largement à l'heure et fébrilent, nous attendont l'embarquement pour partir à 19h. L'arrivée à Poto doit se faire à 5h du mat' mais ce n'est pas le terminus qui est ,lui, à Sucre.
18h52 : après de longues minutes toujours fébriles nous montons dans notre bus... oh non ! ce magnifique engin motorisé n'est pas le notre, nous sommes gentiment refoulés.
19h04 : ah enfin voici notre bus, encore plus beau et grand que le premier !! avec de vrais sièges-lits !! et des toilettes... ah non ! Elza jette un coup d'oeil là dedans et la censure ne m'autorise seulement à vous dire que les baños étaient HS. Dommage mais gardons le sourire.
19h09 : le bus part, cool, après le lac le plus haut du monde, la capitale la plus haute du monde, quelques sites de l'Unesco, en route vers la plus grande mine d'argent de tous les temps...
19h15 : sacreubleu et damnation ! les lumières du bus s'éteignent et celles au-dessus de nous ne fonctionnent pas. Comment vais-je pouvoir finir les pensées de Marc Aurèle dans le texte ? (et staminum, quos vadis y vidi !! les latinophones comprendront la blague !) je me précipite vers la cabine conducteur pour éclaircir le problème dans un espagnol parfait et l'on me fait comprendre d'attendre un peu.
19h22 : le film commence ! A défaut de pouvoir lire je me dis que revoir un classique du septième art ne me fera pas de mal pendant ces dix heures d'autobus - que choisirons-nous ? Citizen Kane, Autant en emporte le vent, The mask ou l'une de ces délicieuses comédies avec Eddie Murphy ? Le couperet tombe : ce sera un classic des films d'action.
Point jeu concours du jour que vous attendez tous avec impatience et c'est d'ailleurs pour ça que vous venez sur le blog :
Avec cet indice : "STALLONE", devinez quel est ce formidable film que nous avons vu en espagnol qui plus est. (Une réponse par tête, si personne ne trouve il y aura peut-être un deuxième indice.)
19h43 : le gros monsieur assis devant Max décide de s'endormir et de ronfler à tue-tête (d'ailleurs c'est toujours les gros monsieurs qui s'endorment avant vous dans les bus et qui forcément ronflent (je soupçonne une corrélation génétique à ce don)), qui plus est le chauffage fait suer sang et eau ceux qui sont collés aux fenêtres et le bus vient de prendre deux jeunes déguinguandés qui s'installent derrière Mig et dont l'odeur est en rapport avec le plumage. (A ce moment là du voyage Mig est dans la pire situation de nous tous.)
20h54 ou 21h67 : fin du film ou peu s'en faut, je me demande si je dois faire un esclandre en quechua pour toutes ces conditions de voyage rompant le contrat de départ (à savoir que se sont les meilleurs bus touristiques de Bolivie mais je m'endors.)
00h12 : le bus s'arrête ! enfer et damnation ! ou pas... en fait il fait une pause pour ceux qui veulent aller aux toilettes puisque les leurs sont inutilisables. Les non-endormis descendent du bus et une vision de cauchemar les assaille : cette pause dans le désert ressemble étrangement à une pause égyptienne de nuit dans le Sinaï qui avait coûté la santé à trois d'entre nous ! Pourtant nous affrontons notre peur sans détour ; quoi de mieux qu'un voyage en bus dans un pays pour avoir un aperçu de ces vraies conditions de vie... passons sur ce resto-route. Continuons notre route.;. ah mince et morte-couille ! le gros ronfle déjà !
04h04 : après une nuit plus qu'agitée pour chacun ou notre seule pitance fut des barres de chocolat, des chips et divers biscuits le bus s'arrête de nouveau, à travers les vapeurs du sommeil Marie nous crie : "mais c'est marqué Potosì Terminal ici !!"
04h46 :miracle et miséricorde ! on est tous dans un vrai lit,après avoir écumé une rue entière d'hostal on a réussi à se faire receuillir comme de malheureux poussins par une gentille dame qui avait l'air de nous attendre depuis deux jours (en fait on a fait que trois hôtels guidés par le GdR.)
Nous décidons de nous accorder quelques chiches heures de repos de bon allois avant de repartir arpenter cette ville froide au-delà de tout ; demain nous attend la visite incroyable du berceau du capitalisme européen, la montagne d'argent qui innonda de cash le Vieux Monde à travers l'empire espagnol telle la pluie sur Noé et fonda les bases de notre société moderne...
Après cela je laisse la voie libre à un PostZa qui vous éclairera sur cette montagne qui fut le centre du monde et vous expliquera pourquoi, à l'heure où j'écris ces lignes dans un bus (encore!) vers Uyuni, la moitié de l'équipe de joyeux drilles que nous sommes est devenue sourde-muette.
mercredi 23 septembre 2009
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yop yop je dirais rambo !!
RépondreSupprimerSi c'est pas rambo, ce que je crois fort probable, je dirais rocky...
RépondreSupprimerdirty dancing?
RépondreSupprimereuh tango et cash et je me retient de pas dire tt les films par ce que je respect la regle du jeu. Et si je pert a ce jeu je joue plus jamais jusqu'au... prochain jeu....
RépondreSupprimeret arreter de vous pleindre non mé ho nous on est devant nos ordi chez nous et demain pour la plupart on boss DaborD c'est quoi cette histoire de ce pleindre....
RépondreSupprimerjsuis d'accord avec toi ma ptite nadègounette .J'en profite pour vous faire de gros bisous à toutes les 3 ! :-)
RépondreSupprimerBah moi je dirais le "John Rambo" de 2008, histoire de montrer à ces vilains touristes qui critiquent sans cesse le pays que les bus péruviens ça vaut bien Air France !
RépondreSupprimerMe trompe-je ?!
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerC'est quoi le cadeau ? Le couteau de Rambo ? Ça va pas être facileà justifier à l'aéroport, quoique Tatal serait capable d'amadouer tout le monde avec son Espagnol que je devine parfait !
RépondreSupprimerJe dis Rocky Balboa (le dernier) !
RépondreSupprimerje dirais mafia love ou les maitres du jeu car je ne l'ai ai pas vu.de toutes façons je perds toujours.....non pas à cause de ma suspecte blondeur mais parce qu'il y a surement un complot des tatal sisters.donc si t'as pitié de ta soeur max, rammene lui un petit souvenir:)je sais que je fais honte au clan gravouil...
RépondreSupprimerStef dit "cliffangher" ! reste pas grand chose d'autre...
RépondreSupprimerJe dis "judge Dredd" !!
RépondreSupprimer"Je savais que tu allais dire ça" (traduction de l'indice).
RépondreSupprimerMerci à TF1 qui l'a re-re-re-passé hier soir.
Je pense que j'ai gagné, je revis.
RépondreSupprimerJe veux un super cadeau car c'était super dur !