Chouette un blog de voyage ! Encore un...

Vous vous trouvez présentement sur le blog très personnel (très intime même) de 5 amis (?) qui ont choisi le Pérou en raison de sa situation géopolitique extrêmement motivante et de son contexte économique mondial terriblement excitant. Ou pas.

vendredi 25 septembre 2009

22/09/09 - Potosi si si

Bravo Nadège !!!! On savait que ce jeu-concours était fait pour toi !!!! C'était donc bien Judge Dredd !!
Tu découvriras ton lot demain parce qu'actuellement il est en partance quelque part pour Arequipa... Bref on fera la photo demain !

Et maintenant le Postza d'il y a 3 jours.... (on a du retard mais on va essayer de le rattraper maintenant qu'on est de retour dans la civilisation !)

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Mardi matin, 8h30. 4h de dodo. Après tout c'est les vacances, on a bien le droit de ne pas dormir (?????!!!!!!!). On se réveille dans une ville d'ouvriers de la mine et d'écoliers des écoles (on ne voit que ça dans les rues). Certains feront la blague (décrite comme une "Miguel", du nom des célèbres blagues éponymes) qu'il s'agit là d'une ville entièrement peuplée de mineurs...

Le timing est serré. Potosi n'était pas prévue au programme mais au dernier moment et pour une raison logique de logistique on a décidé d'y faire un détour. A 10h15 on trouve notre guide pour visiter la mine l'après-midi et à 10h30 on visite la Casa de la Moneda, le plus grand édifice colonial du continent. Dans cette maison de la monnaie on apprend que mules, esclaves et ouvriers ont contribués tour à tour à la merveilleuse histoire de la monnaie de Potosi (tellement merveilleuse qu'on la garde pour nous).






La première monnaie frappée à Potosi


A ce stade de la matinée on peut avouer tous ensemble qu'on n'est pas au meilleur de notre forme. Marie a des cernes de la taille des miennes quand j'ai dormi 12h (imaginez le cauchemar) et Miguel a la mine de Maxime Gravovil (son nouveau nom sur le dernier ticket de bus) quand il revient de ses virées nocturnes parisiennes. Quant à moi j'ai la tête comme une pastèque et par analogie avec Tatal, et bien ça vous donne une idée de l'étendue des dommages. Bref, 4000 mètres d'altitude + peu de dodo + pas de repas = un groupe pas frais voire un peu tourné.

Heureusement il y a nos amies les pâtes et les patates pour nous remettre d'aplomb et après un repas qui tombe à pic on part pour un pic qui tombe à point. C'est la fameuse montagne de Potosi qui renferme la non moins fameuse mine d'argent. On enfile bottes, combinaisons, casques et masque et on s'engouffre. L'expérience est plutôt étonnante. C'est comme Mario Kart dans les mines mais sans les bananes, les carapaces et les bombes ailées. Et sans Mario aussi. Et sans kart non plus. Et sans chauve-souris. Et en fait il fait très sombre donc ça ressemble pas du tout à Mario Kart.
On suit les rails des chariots (qui reviennent pour certains remplis de minerais) et on avance courbés voir rampants dans les boyaux. Il fait ni froid ni chaud mais c'est humide. La mine que l'on visite s'appelle "la rivière". On y croise des mineurs qui terminent leur journée. Ils préparent les explosions du soir en plaçant la dynamite dans certaines galeries. On voit bien que le travail est pénible et que la coca est plus que nécessaire (ils en mâchent des paquets entiers pour anesthésier la douleur). On s'enfonce dans la montagne et on suit les veines d'argent. On gratouille mais on ne trouve que du cuivre ou de l'étain. Il faut du flair et un bon coup de pioche pour trouver le précieux métal. Mais contre une boisson et des feuilles de coca les mineurs nous en donnent de petits morceaux. En ressortant on n'oublie surtout pas de saluer le dieu de la mine et de boire une gorgée d'alcool à 96° en son honneur (pas possible d'y échapper sinon la mine s'écroule).

La mine d'argent


Des vrais mineurs


Des faux mineurs










De l'argent et du cuivre




On ressort à l'air libre pour l'atelier "toi aussi, fait péter de la dynamite !". Les garçons adorent ça. Après les patates, c'est leur moment préféré de la journée. Et c'est à ce moment là qu'on devient sourds et muets.

Marie avec de la dynamite


Maxime Gravovil avec de la dynamite


Tatal avec de la dynamite


Et le soir on reprend le bus pour une nouvelle destination toujours plus exotique : Uyuni et son désert de sel. Le bus est pas mal, on peut baisser les sièges et c'est plutôt calme. Le voyage devrait bien se passer. 4h plus tard, ma congère de gauche (Maxime Gravovil) est camouflée sous un bonnet et une écharpe et ma congère de droite (Miguel) a entièrement disparue dans son pull. Il est 2h30 du mat. On arrive à Uyuni il fait -10°C. On sait plus trop où sont passés nos pieds. Sans doute en voyage aux Bahamas. On arrive donc en sautillant sur nos moignons dans un hôtel trop cher pour une nuit trop froide.

1 commentaire:

  1. ah vous êtes beaux!

    vous pouvez ramene le cuivre aussi son cours vient d'exploser, ça vaut une petite fortune ici...

    Bon, sinon, heureusement que le frangin est invincible.

    Bonne chance pour l'Uyuni et tachez de ne pas vous y perdre.

    PS: pour les photographes y a plein de photos tres rigolotes à faire dans l'uyuni; avec une grande prof. de champ et un peu d'imagination l'un d'entre vous pourrait tenir dans une main de Tatal... je vous laisse y réfléchir...

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