Ceci n'est pas une poule mais un lama
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Mercredi : Comme Nasrine l'avait bien deviné (dommage c'était pas un jeu ;-) ), nous sommes partis dès 10h à l'assaut du volcan Misti, haut de 5825 mètres. Avant de partir le groupe était divisé sur la question. Maxime et Miguel se demandaient bien pourquoi on irait encore passer une nuit en tente à 4600 mètres à -10°C, pourquoi on partirait deux jours pour manger du bouillon de carottes et surtout pourquoi on infligerait encore à nos pauvres papattes 11h d'ascension pour 2400 mètres de dénivelé. Pour Marie, Tatal et moi la réponse était évidente : parce que c'est un sommet à 5800, soit 1000 de plus que le Mont Blanc !!
Bon alors deux conceptions du voyage se confrontent ici : pour les uns tout n'est que record, dépassement de soi et goût de l'effort démesuré ; pour les autres tout n'est que hédonisme, plaisir de la chaire et goût de la sieste. Bien sûr ces derniers n'ont pas leur mot à dire et nous les trainons depuis un mois, bon gré mal gré, sur des pentes poussiéreuses. De temps en temps nous leur accordons une bière ou un petit gâteau.
Bon donc nous partons le premier jour pour une première ascension de 4h30 jusqu'à notre campement. On croise des Français qui reviennent de leur trek. On leur pose la question classique "alors c'est comment ce trek ? c'est dur ?". Ils nous répondent "oui c'est très dur, surtout là haut". Sur cette réponse on ne peut plus explicite mais que notre cerveau décide d'ignorer (qu'il est bête celui-là), nous démarrons l'ascension. Le paysage se transforme peu à peu, la végétation disparaît et bientôt on marche sur de la roche et de la poussière noire.
Le premier jour donc tout se passe bien. On arrive au camp avec une heure d'avance. On se dit que finalement y a pas de quoi en faire une montagne de ce volcan. Demain on devrait le terminer avec 5h d'avance, tellement on est les plus forts, tellement on est les plus beaux. Miguel en profite pour se refaire une beauté dans son petit parka rose.
Après une partie de cartes, un bouillon de carottes et une purée Knorr au couché du soleil, on regagne nos tentes à 18H30. Maxime craque son slip. Il fait nuit et on doit dormir puisque le lendemain on se lève à 2h pour terminer l'ascension.
Miguel en beauté
Maxime en beauté
Chassé-croisé pour les toilettes
Bouillon de carottes
Arequipa vue du Misti
Jeudi : J'ai bien envie de ne pas raconter cette journée et de passer directement au vendredi.
Vendredi : Petite journée détente à Arequipa. Visites culturelles des musées et des monastères. Déjeuner copieux de lamas et d'alpagas, arrosé d'un sublime Gato Negro du Chili.
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Bon ok, le jeudi...
Jeudi : Rien de spécial le jeudi, nous grimpons le volcan, admirons le cratère et redescendons d'un bon pas vers la vallée. Passons au vendredi.
Vendredi : Farniente au bord d'une piscine et découverte des danses locales autour d'un patio fleuri.
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Bon ok, le jeudi...
Jeudi : Nous entamons la montée à 3h du mat, arrivons à 9h30 au sommet, quelque peu essoufflés. Nous redescendons par une pente ensablée. Passons au vendredi.
Vendredi : Journée au parc. Jeux, siestes et pique-niques. Une journée de rêve.
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Bon ok, le jeudi...
Jeudi : Nous grimpons donc le volcan en pleine nuit à la lampe de poche. Il fait de plus en plus froid. Certains d'entre nous ont des problèmes gastriques, d'autres ont des problèmes d'altitude. Mais tout va bien, on termine l'ascension et on rentre. Passons au vendredi.
Vendredi : Découverte des perruches d'Arequipa et de la flore exceptionnelle de cette ville si riche en orchidées de tous genres.
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Bon ok, le jeudi...
Jeudi : Après deux heures de marche et passée la barrière des 5200 mètres, Marie s'arrête tous les 20 mètres pour une offrande à la terre des Incas, quant à moi je m'arrête tous les 20 mètres pour demander paix et prospérité à chaque rocher. Grâce à nos prières et nos offrandes nous terminons l'ascension et rentrons. Passons au vendredi.
Vendredi : Journée télé.
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Bon ok, le jeudi....
Jeudi : A 5h du mat, les rochers dansent et le sentier ondule. A chaque pas j'embrasse un rocher sinon je risque la rencontre imminente avec le sentier. Le verdict tombe : mal de l'altitude. Le couperet tombe : il faut rentrer au camp. Ultimatum : si je passe le prochain piton rocheux sans avoir fait connaissance avec un rocher, on peut continuer. Hors de question de rentrer, je fais des infidélités aux rochers pour me concentrer sur le sentier. Le mal de l'altitude passe (avec l'aide précieuse de quelques vapeurs d'alcool), on termine l'ascension et on rentre. Passons au vendredi.
Vendredi : Promenade au bord du Rio Chili. Petite balade en barque et observation des nénuphars.
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Bon ok, le jeudi...
Jeudi : Le mal de l'altitude est passé mais après 5500 mètres nous guette un autre problème : le manque d'oxygène. Les 300 derniers mètres de dénivelé sont un vrai calvaire. On les monte en 3h. La neige apparaît sur le sentier. Il faut se concentrer à chaque pas et reprendre son souffle tous les 10 mètres sinon nos poumons explosent. Marie et moi on termine l'ascension à 4 pattes, une manière originale d'aborder un cratère. Tatal, tout fringuant, est le seul à pouvoir suivre le guide. Miguel tente de suivre mais son cœur refuse. Il devra redescendre sans lui et le récupérer à Arequipa sous forme d'électrocardiogramme. Maxime, fidèle à lui-même, souffre mais avance. Quand il fait un pas, Marie et moi en faisons 5 + 2 arrêts bernique sur les rochers.
On arrive enfin au cratère pour découvrir des fumerolles s'échapper de la roche soufrée et une vue incroyable sur la vallée d'Arequipa. Tatal, Maxime et Marie ont encore le courage de monter jusqu'à la grande croix de 10 mètres. Miguel et moi préférons descendre vers le cratère (la magie du mot "descendre").
On redescend tous pas les grandes coulées de sable noir. Ce qu'on a monté en 11h, on le descend en 1h30 !!! On surfe sur les coulées quasiment jusqu'en bas du volcan et on retrouve enfin un cœur, des poumons et un cerveau quasiment normaux (Miguel devra quand même attendre 12h pour que son cœur rebatte normalement). Bon et maintenant que vous savez tout sur nos souffrances, passons au vendredi.
Vendredi : Ah bah rien en fait puisqu'à l'heure où' j'écris vendredi n'est pas encore passé... Mais normalement ça sera monastère, Gato Negro, perruches, barque, télé, nénuphars, parc et sieste. Youpi !
Un guide échoué
Des touristes échoués
Marie échouée
Surf sur une coulée de sable
Le petit cœur de Miguel au retour du Misti
Rohhhh c'est bon ça !!!!! Encore plus haut. Je vous comprends bien : les records c'est bien, se dépasser c'est bien, vomir c'est rigolo, et se taper les rochers c'est... Etre Pierrophile ?
RépondreSupprimerCa manque de photos hard je trouve. La censure c'est pas bien.
J'espère jouer ce soir... Et gagner un cadeau digne de moi !
ouaouhhhh!!! vous allez revenir avec une hématocrite au plafond!!!!
RépondreSupprimerinscivez vous au marathon de Paris!
soeur du troueur de slip(ça tombe bien je manquais d'idée pour ton anniv!)
Et dire qu'on a failli vous perdre... Bon bah tant pis... :)
RépondreSupprimerVous me manquez : revenez vite !
ouhaou trop dla balle, mieux qu'un film
RépondreSupprimerMais c'est vrai que desfois ca fait peur
il va bien vous falloir 1 mois de vacance pour récupérer derrière tt ca ....
Ouah... trop fort, vous êtes mes héros !!! Que d'aventures, ça va nous manquer tout ça après votre retour en terre française.
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